Swarm prod, l’interview

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Swarm prod, l’interview

WPV – Bonjour Swarm Prod, merci d’être venu à la WPV 3, on va commencer par une présentation de l’équipe et des rôles de chacun dans Swarm ?

Joris ( aka Georges Claud) : Alors moi je suis arrivé dans Swarm lorsque le label avait déjà un an. J’ai rencontré l’équipe par le biais de l’émission Line Up que l’on anime avec Olivier qui fait aussi partie de Swarm Prod. On avait rencontré un ex-membre du label, dans un premier temps, pour nous occuper de la com' et de faire quelques dates, mais surtout ça nous faisait kiffer de faire parti d’un label.  Aujourd’hui  je m’occupe surtout de la création visuelle mais étant donné que l’on est une petite équipe on est tous multi-tâches.
Mathieu (aka Horstmeier) : Je suis le président de Swarm Prod puisque à la base, c'est une association loi 1901. Je ne suis pas président  parce que j’ai plus de compétences que les autres, c’est simplement que lorsque j’ai rencontré Laurent, Tom et Pierre, je suis arrivé avec l’idée de monter un collectif associatif pour voir un peu ce que l’on pouvait faire, et au fur et à mesure ça s’est muté en label. Sinon dans Swarm je m’occupe principalement des évènements, mais comme le disait Joris chacun fait un peu de tout, c’est vraiment l’esprit collectif. Chacun peut jouer son propre rôle à son niveau, en fonction des envies, des disponibilités, pour avancer et parler de Swarm, des sorties et soirées. On est une petite équipe mais on est bien soudé, on avance tous ensemble dès qu’il y en a un qui fait un pas les autres suivent.

WPV – reste à nous présenter les Jezz At Home

Tom : exactement, donc avec Laurent nous sommes les Jezz At Home. Au niveau du label on s’occupe principalement des sorties digitales et de la production audio.

(Ndlr.) Dans l’équipe Swarm, il y a en plus Olivier (Stonn) et Pierre (Mily), qui ont dû partir au moment de l’interview mais ils nous ont fait le plaisir de venir poser quelques sons.

WPV – Swarm est un jeune label

Mathieu : Oui, le collectif à environ trois ans et le label a un peu plus d’un an avec la première sortie en novembre 2012 de l’EP "MAD" des Jezz At Home.

WPV – Du coup qu’est ce qui vous a donné envie de basculer de collectif à label ?

Mathieu : A la base je pense que c’est surtout le plaisir de s’autoproduire, de n’appartenir à personne, de faire les choses à notre manière. De garder également cette variété de sons qui nous compose, puisque entre nous six, il y a une vraie diversité musicale, d’être tous ensemble sur la même structure mais sans vraiment faire la même chose. Joris : Un truc d'une bande de potes quoi, histoire de se faire plaisir, diffuser les sons que l'on produit.

WPV – Vous avez plusieurs EP et morceaux  en digital (Jezz At Home "Mad" - Georges Claud "Shout" - Horstmeier "Love me right" – Mily "Some Sugar") et prochainement votre premier EP en vinyle (que nous avions en écoute exclusive ce soir), quels sont les projets à venir ?

Joris : Pour préciser, "Love me right" et "Some Sugar" sont simplement des morceaux en free download que l’on a mis sur Soundcloud on ne les a pas sortis en EP.
Mathieu : Exact, il y a aussi "Light and Dust" qui est sorti sur une compile de potes qui ont un collectif qui s’appelle Aposta. Ils m’avaient demandé un morceau et c’est donc sorti chez eux.
Joris : On n'essaie pas de faire des choses uniquement pour nous, c’est aussi sortir des morceaux simplement pour le plaisir. "Some Sugar" était sorti pour la compilation Line Up. Pour mon EP qui vient de sortir, on devait faire directement le vinyle en même temps, mais pour des questions de budget on l’a retardé. Au final on se dit que ce n’est pas plus mal, cela aurait été peut-être un peu précipité. Mais pour nous la sortie vinyle est une suite logique et tous les prochains EP devraient normalement sortir aussi en vinyle, celui de Horstmeier et  celui des Jezz At Home qui annoncera leur album.
Tom : Courant Février-Mars, on devrait sortir notre EP composé de  trois titres originaux et cinq remix, on a l’ambition de le sortir bien évidemment en vinyle. On est en train de finaliser le mastering, on a pu écouter quelques morceaux ce soir on est impatient que ça sorte. Notre album devrait lui, sortir autour de Mai-Juin on est en train de finir cela. Laurent : Il y aura une quinzaine de titres, pas mal de collaborations avec des chanteurs, un pianiste…

WPV – Vous définissez Swarm comme un laboratoire sonore allant de la Techno, House en passant par le Jazz et le Disco, on a remarqué une touche de  Hip-Hop chez les Jezz At Home. Quels sont les artistes qui vous influence et/ou ceux avec lesquels vous souhaiteriez collaborer ?

Tom : Moi j’étais plus branché Hip Hop avant de rencontrer Laurent qui était plus orienté Techno Détroit. Donc pour nous, c’est un mélange des deux univers, on a découvert aussi pas de sons ensembles qui ont fait aujourd’hui notre influence commune. On peut aussi bien faire du Up Tempo, du Jazz que des morceaux qui bouclent.
Joris : Moi, quand j’ai acheté mes premières platines et mes premiers disques, j’ai acheté pas mal de Rap Français et du Rap US  et ça m’a beaucoup marqué. J’ai découvert la musique électro en arrivant sur Lyon il y a 7 ans, je me suis pris mes premières claques avec Ed Banger et les Boyz Noize. Même si avant il y avait Daft Punk mais je ne me rendais pas compte, pour moi je ne me posais pas plus de questions sur les différents genres qui pouvaient exister. En arrivant sur Lyon au fur et à mesure, j’ai découvert de nouveaux styles plus House. Et beaucoup grâce à par l’émission Line Up, à force de rencontrer des gens et leurs influences, j'évolue tout le temps en fonction des envies, du moment, des rencontres…
Mathieu : Mon parcours est un peu le même, j’ai commencé avec des instruments en étant bassiste très jeune par le rock et le métal… j’ai également fait un peu de Hip-Hop, c’est d’ailleurs là où j’ai commencé la prod sur Cubase et j’ai un peu laissé tombé les instruments. J’ai surtout découvert la musique électronique par le Dub et notamment par Jarring Effects, et le Trip Hop ensuite. Je me suis mis a écouter de la Techno Minimal et  après j’ai cherché des trucs un peu plus groovy. En ce moment j’écoute pas mal de Benjamin Damage toutes les sorties 50weapons ou ClekClekBoom. Mais il y a une différence entre ce que je vais écouter chez moi, ce que je vais jouer et ce que je vais produire. Je n’ai pas envie de me limiter.

WPV – Tu parles de production, justement quels sont les outils que vous utilisez ?

Mathieu : Là ça va être un peu différent pour tout le monde, moi j’utilise exclusivement du software, j’ai eut des Electribes et petit à petit je me suis tourné vers Ableton et pas mal de VST. Mais au final, je pense que cela fait ça à beaucoup de monde, on réduit le hardware et puis au bout d’un moment on est devant son ordinateur et on se dit que c’est un peu chiant...(rire) Je pense que prochainement je vais me re-équiper avec quelques claviers. Je m’aperçois que passe mon temps à mapper mes contrôleurs  pour les utiliser comme des outils standard, car je produis de la musique comme si j’étais en train de l’écouter en live. J’ai besoin de toucher quelque chose, je ne peux pas bosser uniquement avec une souris.
Tom : C’est vrai que nous chez les Jezz on a beaucoup bossé sur Logic avec des VST et que dernièrement on s’est acheté deux petits synthés, un budget correct, mais ça nous a changé la vie. On utilise plus que ça et quelques samples. Mathieu : Cela fait environ 8 ans que je travaille sur ordinateur, au début tu prends pleins de VST, tu passes cinq minutes dessus sans vraiment prendre le temps de le maitriser. Alors que le fait d’avoir peut être moins de machines ou moins de VST mais de prendre le temps de bien les connaitre et de les maitriser, c’est là que ça devient intéressant.

WPV – On voit régulièrement des soirées organisées par Swarm sur Lyon, comment choisissez vous la programmation de vos évènements ?

Mathieu : C’est vrai on a eut dernièrement Molly, Marlon Hoffstadt, Dan Caster. En fait, on ne se pose pas vraiment de question pendant des heures, c’est souvent une envie à un moment donné, une opportunité de poser une date.
Joris : Lorsque l’on avait notre résidence My Choice au Platinium, on fonctionnait où c’était l’un de nous à tour de rôle qui choisissait un artiste et on suivait. C’est ce que l’on disait sur l’esprit du collectif, on suit les idées de chacun et ça permet aussi de diversifier les genres et les gouts musicaux.
Mathieu : Ce que l’on essaye de faire aussi, c’est de partager les soirées avec d’autres acteurs locaux. On a invité dernièrement des gens de Just A Little Beat, MaxCo de chez Difu... Dans l’idéal si on arrive a vraiment avoir des dates régulières, j’aimerai réussir a unifier différents collectifs pour arriver a faire des évènements où les locaux ne sont pas uniquement là pour le warm up. On a vraiment des gens sur Lyon avec du talent et qui méritent leur place.

WPV – Quels sont justement les artistes locaux ou collectifs que vous suivez ?

Mathieu : On parlait de Difu, que j’adore autant humainement que musicalement.
Joris : C’est vrai, on a la chance de rencontrer beaucoup de gens sur Lyon. Je pense qu’avant de lancer des projets c’est avant tout des rencontres avec les gens et l’aspect humain qui compte. Avec Difu,je rajouterai Sharivari, ou Kosme (Caramelo), ou l’équipe d'Ed'n Legs,  c’est un peu des sources d’inspirations pour nous, tant dans leur musique, que dans leur parcours, ou dans le label qu’ils ont construit.

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